Une famille à la campagne dans la vallée du Souss

Il m'arrive de m'arrêter au Maroc pour prendre des autostoppeurs à bord. Il faut rester très prudent : du côté de Chichaoua, je me suis fait voler mon portable par un écolier nommé Brahim qui était pourtant très heureux que je lui ai rendu service... Mais je n'oublie pas qu'il y a deux ans et demi j'ai découvert le terrain du Jardin aux Etoiles grâce à Mohammed, que j'avais pris en auto-stop un mois plus tôt ! Je raconte cet épisode dans ce message. Il y a quelques semaines, étant de bonne humeur (ça compte !), je me suis arrêté sur le bord de la route express Agadir-Taroudant et j'ai transporté un étudiant, Boujmaa, jusque non loin de son domicile. Celui-ci a par la suite insisté pour que je me rende dans sa famille. J'ai fini par m'exécuter mais j'ai trouvé au lieu de rendez-vous son cousin Abdelhadi (photo ci-dessus), Boujmaa étant en train de passer son examen de conducteur de poids lourd. Passé le premier moment de surprise, je me suis rendu dans cette double et chaleureuse famille (première photo), dans un douar de la commune rurale d'Ouled Dahou, à quelques petits kilomètres à l'ouest du Jardin aux Etoiles. Inutile de préciser qu'ils ne roulent pas sur l'or. Ils ont construit leur très simple demeure de leurs propres mains, il y a six ans. Je suis toujours frappé de constater à quel point les générations cohabitent harmonieusement au Maroc (du moins en apparence, mais je crois que c'est une réalité). Deuxième photo : les plus jeunes frères de Boujmaa (à moins que ce ne soit ceux d'Abdelhadi !). Voici la maman d'Abdelhadi. Était-ce en raison de ma venue ? Toujours est-il qu'elle était parée de couleurs chatoyantes. Une chose est certaine : à l'ombre et dans la discrétion de leurs maisons, les femmes arabes et berbères de la Vallée du Souss vouent une attention certaine à leur élégance. Arrivant par exemple un jour à l'improviste chez ma voisine Aiguida, je l'ai trouvée sur son 31. A voir l'âge des derniers enfants de la maisonnée (deuxième photo), on se rend compte que le contrôle des naissances n'est pas ici une réalité vécue, d'où le nombre élevé des bouches à nourrir, mais aussi, pour les parents, la présence d'enfants jusqu'à un âge avancé. Le bonheur d'être ensemble constitue aussi un critère de la qualité de la vie... et d'une certaine manière une assurance retraite.

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