A Aguerd

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A 45 minutes du Jardin aux Etoiles

Tombeaux authentiques

Tombeaux authentiques

Mais décrépits

Grande_mosquée de Taroudant

Grande_mosquée de Taroudant

Erigée par la dynastie sâadienne

 

 

Les Tombeaux sâadiens de Marrakech sont une des attractions de la Ville ocre. Plus anciens que ceux de Marrakech, ceux situés dans l'Atlas, tout près d'Agadir, sont méconnus, mais authentiques. Ils apparaissent décrépits, n'étant pas revêtus des fines mosaïques ajoutées aux sépultures marrakchies, lorsque celles-ci ont été redécouvertes, au début du 20e siècle.  
 
 
Tombeaux de princes et guerriers Saadiens datant du 16 éme siècle.

Situé à 12 km au Nord-Est d’Agadir, dans la région de Mesguina,  le petit Douar d’Aguerd, perché sur les derniers contreforts du Haut Atlas, a bien des secrets à révéler. En effet, c’est dans cette petite contrée reculée que gisent les dépouilles de plusieurs émirs, fondateurs de la dynastie sâadienne et de leurs familles.

 

Ces tombeaux Sâadiens, bien qu’ils soient peu célèbres par rapport à ceux de Marrakech, quelques historiens marocains très documentés sont allés à affirmer que c’est dans ce petit village que Cheikh Mohamed Essaadi, le principal fondateur de la dynastie ait élut résidence entre 1540 et 1554, dans le fort dit d’Aguelgal, duquel il menait ses ghazias contre la forteresse portugaise située au pied de la colline devant la mer, dite Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap Ghir).

En plus des tombeaux Sâadiens, La bâtisse sur place, abrite une école coranique, et une des plus anciennes mosquées dans la région datant de l’époque des Almoravides (1060-1147) ; le temps où Youssef Ibn Tachefine veillait à assurer la sécurité des caravanes transsahariennes de passage incontournable par les gorges de Mesguina…


Tombeaux sâadiens près d'Agadir

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Les tombeaux datent du 16e siècle.

 

Au premier abord, rien ne laisse présager que le petit village d’Agard, juché derrière une forêt touffue d’argan au pied du Haut-Atlas à 12 km seulement au nord-est d’Agadir, abrite une école traditionnelle et une mosquée presque millénaire d’où émanent des fragrances de dévotion, de spiritualité et de fragments d’Histoire.
 Cette région, traversée par un important réseau routier le long de la route menant via Azrarag vers la commune de Drarga à l’est, est émaillée d’un chapelet de douars et d’anciennes habitations disposant quasiment toutes d’un lieu de culte ou d’une école coranique. “Toutes les caravanes provenant du Sahara chargées d’or et d’autres matières précieuses traversaient la région de Mesguina, l’unique passage à travers les montagnes de l’Atlas à côté de Sijilmassa à l’est”, rappelle Houcine Affa, ancien doyen de la Faculté de chariâa d’Aït Melloul, dans une déclaration à la MAP.  M. Affa, originaire de la région, explique que la position géographique de Mesguina, composée des tribus d’Aït Abbas, Aït Takoute et Aït Al Kabt, en a fait une région habitée depuis fort longtemps, comme en témoignent les vestiges des Almoravides qu’illustre toujours Timezguida Ougard, une mosquée entourée d’un impressionnant cimetière sâadien et de deux sépultures curieusement orientées vers le Sud. Mohamed Bayri, un acteur associatif, soutient, en se basant sur la tradition orale, que cette orientation devrait être perçue en fonction de l’emplacement dévié du mihrab almoravide et qui ne cadre pas avec le mihrab de la mosquée sâadienne, relevant que certains racontent même que les dépouilles étaient inhumées dos au sol et pieds vers qibla, dans l’espoir de ressusciter, le jour du Jugement dernier, dans cette posture. Faisant peu de cas de cette “interprétation populaire”, M. Affa souligne que ce mihrab est ainsi orienté à l’instar de plusieurs mosquées érigées par les Almoravides dans le sud, du fait que ces derniers s’en tenaient au sens apparent d’une tradition prophétique selon laquelle le Prophète Sidna Mohammed aurait répondu à ses disciples, au moment de la fondation de la mosquée de Médine, que “Entre l’est et l’ouest, il y a qibla”. De son côté, Haj Abdallah, un des vieux habitants d’Agard, fait observer que le cimetière attenant à cette mosquée représente peu par rapport aux autres cimetières qui s’étendent sur des superficies de plusieurs hectares, du côté droit de la route, tout en déplorant au passage l’abandon et l’oubli auquel ces sites sont soumis ou encore la dégradation qui menace leur cachet historique.

 A ce propos précisément, Omar Affa, frère de Houcine et professeur d’histoire à la Faculté des lettres de Rabat, écrit que Timezguida Ougard se distingue par ses constructions qui diffèrent des habitations locales, du fait qu’elles sont édifiées selon le style architectural sâadien et que certains tombeaux appelés par la population “Tissâadiyine” portent des ornements, contrairement à d’autres tombes plus modestes, ce qui laisse supposer que ces sépultures sont celles de princes sâadiens.

 

C’est sous la dynastie Saâdienne que Taroudant connaîtra sa période la plus glorieuse. Elle se situera au niveau des villes comme Fès et Marrakech. L’émir Mohamed cheikh Saâdi procéda à la fortification de la ville, ouverte par 5 portes voûtées d’architecture mauresque, qui devint la première capitale des Saâdiens.

Fortifiée, elle servait à rassembler et réunir les forces Saâdiennes aux tribus du Souss afin de lutter contre l’occupation du littoral marocain par les Portugais.

Sur le plan économique, en pleine expansion, Taroudant devint le point de transit du commerce caravanier, et développa son artisanat local (cuivre, cuir…) et la production de sucre dans la région.

Le développement de la culture et des sciences contribua à l’émergence de Taroudant; Jamâa El Kébir (la grande mosquée) fut l’une des plus prestigieuses universités de l’époque où les plus grands érudits du XVIe siècle dispensèrent leurs savoirs. Durant cette époque, l’émirat de Taroudant connut stabilité et effervescence intellectuelle. En 1670, Moulay Rachid mit fin au pouvoir Saadien, et Taroudant passa sous l’influence de la dynastie des alaouites.

2013

La Grande mosquée de Taroudant, la principale mosquée de la dynastie saâdienne classée "monument historique" du Maroc, a été détruite mardi par un incendie d'origine accidentelle, ont indiqué les autorités locales.

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Le feu aurait pris sur des tapis à la suite d'un court-circuit, ont précisé ces sources, citées par l'agence MAP. Aucune victime n'est à déplorer, mais l'édifice a été entièrement ravagé par les flammes, selon les autorités, qui ont rapporté l'effondrement de "pans entiers" de la mosquée.

Le gouverneur de la province, dans le sud-ouest du Maroc, Fouad Mhamedi, s'est rendu sur place.

Erigée par le souverain saâdien Mohammed Cheikh, la Grande mosquée de Taroudant, à une centaine de kilomètres à l'est d'Agadir, était considérée comme la plus grande de cette dynastie ayant régné aux XVIe et XVIIe siècles.

Pouvant contenir jusqu'à 4000 fidèles, elle était notamment célèbre pour son minaret haut de 27 mètres, dont la forme carrée était inspirée de celle de la Kaaba à La Mecque (Arabie saoudite).

Des travaux de rénovation pour un montant de près de 7 millions de dirhams (près de 630 000 euros) avaient notamment été réalisés il y a quelques années.

Une balade dans le Pays de Messguina

 

Situé à l’arrière pays immédiat d’Agadir ( à 5km, plus précisément), nous vous emmenons aujourd’hui à Messguina; dans le haut atlas occidental et au cœur de la RBA (Réserve de Biosphère de l’Arganneraie).

Cette escapade commence par Agadir, et ce pour rejoindre la route d’Azrarag (pays de Messguina), via la forêt d’arganiers sur les premiers contreforts du Haut Atlas Occidental. Cette route était (jusqu’au 19ème siècle) la route du commerce des caravanes venant du Sahara. Plusieurs vestiges témoignent encore de cette époque; y compris la Mosquée Medersa d’Aguerd, et les anciens tombeaux Saadiens.

 

Nous vous suggérons deux possibilités de randonnées dans cette région: une de niveau facile (1h30 à 2 heures avec des dénivelés faibles), et une autre de niveau intermédiaire ou moyen (5 heures avec de faibles dénivelés également).

1. Randonnée facile:
La randonnée pédestre commence dans le village de Tighanimine El Baz (traduit; « Le village de l’aigle »), et plus précisément elle débute depuis l’Ecolodge Atlas Kasbah. Au programme; découverte du village ancien en compagnie d’un habitant. Les randonneurs vont pouvoir profiter des vues spectaculaires de la montagne du Haut Atlas occidental et de la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie; classée patrimoine de l’UNESCO. Les différents villages avoisinants ainsi que de la végétation locale de l’oued de Tighanimine et les coutumes et traditions berbères sont autant des points d’intérêt. La visite d’une coopérative féminine de l’extraction de l’huile d’Argan, et des ruchers traditionnels permettront également de connaître les produits de terroir.
À votre retour à l’écolodge Atlas Kasbah, nous vous proposons une visite du jardin et de ce bâtiment au style architectural traditionnel et écologique unique dans la Réserve de Biosphère de l’Arganeraie.

 

2. Randonnée niveau moyen:
À l’arrivée à Tighanimine El Baz en voiture, le départ en randonnée pédestre avec un habitant du village sera lancé. Au programme; visite de l’ancien Messguina, ainsi que Coopérative féminine de Tighanimine (1ère coopérative d’Argan certifiée label« Fairtrade »). Puis, direction Azraragen en empruntant des chemins de montagne avec des vues pittoresques jusqu’au village d’Aguerd, connu par son ancienne Mosquée/Medersa (11ème siècle) et ses tombeaux Saadiens qui datent du 16ème siècle, et qui furent construits avant ceux de Marrakech. Continuation vers Azrarag, et puis déjeuner à la maison d’hôtes Paradis nomades. Après c’est le départ en randonnée pour rejoindre les gorges d’Azrarag, et ce en traversant une petite vallée verdoyante de l’Atlas. Possibilité de continuer jusqu’à la source d’eau puis retour au village d’Aguerd. Après continuation jusqu’au village de Tighanimine El Baz, juste avant notre retour vers Agadir.

 

A trois quarts
d'heure  
du Jardin aux Etoiles
 

                   Additional information about the riad : 0041 79 240 26 32

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