Destiné à développer l'économie d'une des plus importantes cités de la Région Souss-Massa, le Parc industriel d'Ouled Teima propose aux investisseurs 283 lots à partir de 500 m2 sur une surface totale de 116 hectares. Mais le projet tarde à décoller.


A la fin de l'an dernier, six projets, prévus sur six hectares, ont dû être annulés. Les entreprises concernées n'avaient pas respecté leurs engagements : un an après la cession des terrains, rien n'avait été entrepris sur ces surfaces.


La Commission régionale d’investissement du Souss-Massa, présidée par Ahmed Hajji, wali de la région du Souss-Massa, a donc récupéré ces lots. Des lettres de mise en demeure ont par ailleurs été adressées aux bénéficiaires de cinq autres terrains, afin de les avertir de la nécessité de respecter les délais impartis.


2'300 emplois


Jusqu'ici, 31 projets ont été validés. Ceux-ci représenteraient un investissement de 900 millions de dirhams (environ 90 millions d'euros) et devraient déboucher, nous assure-t-on, sur la création de 2'300 emplois.

La plaquette qui a été diffusée, et qu'on découvrira en cliquant ici, vante la situation géographique d'Ouled Teima, à 25 km de l’aéroport Agadir AI Massira, à 20 km de l’autoroute reliant Agadir à Marrakech et à une distance de 49 km du port d’Agadir.


Le Parc industriel d'Ouled Teima est situé dans le quartier sud de la cité (première photo). La plaquette officielle cite les industries auxquelles il est destiné : agroalimentaire (dont agriculture et pêche), cuir, chimie, plasturgie, construction navale, automobile et matériaux de construction. Les projets présentés portent par exemple aussi sur la fabrication de tubes d'irrigation, de matériel médical et de plats cuisinés semi-finis.

Location avec option d'achat


Les terrains sont viabilisés (électricité, eau potable, téléphone, égouts). Afin de soulager la trésorerie et encourager les investissements nécessitant de grandes superficies, ils sont loués, avec option d’achat. La location est de l’ordre de 1% de la valeur du terrain. Elle se monte à 600 dh (60 euros) par mètre carré pour les plus petites unités. Elle décroit en fonction de l'importance des surfaces, pour descendre à 440 dh pour les unités les plus grandes. Une subvention de 250 dh/m2 est par ailleurs attribuée, à déduire en conséquence des prix ci-dessus.

Information


Un bureau d’information a été créé pour accompagner les porteurs de projets dans le dédale administratif marocain, qui est par essence compliqué. Sont présents sur place les représentants de la société d'aménagement Al Omrane, du Centre régional d'investissement (CRI), de la commune d’Ouled Teima, de l’Agence urbaine de Taroudant et la Province de Taroudant.


Un site Internet est annoncé à l'adresse www.parcindustrielouledteima.ma Mais il est inexistant sur la toile...

119 vues

Echoué le 15 septembre 1918 devant la plage de Sidi Toual (province de Chtouka Aït Baha) à la suite d'un problème technique mal maîtrisé (photo ci-dessus), le vapeur anglais "Baynyassa" gît depuis lors à 500 mètres de la terre ferme. Une aubaine pour les plongeurs!

L'épave est immergée entre six et 10 mètres de profondeur, à 15 kilomètres au sud d'Agadir et à moins d'une heure du Jardin aux Etoiles (voir plan Google Maps ci-dessous).


Des composantes rouillées du navire, dont des portes, des pièces du moteur, de grandes barres de fer et des éléments constituant la coque sont éparpillés sous l'eau, sur une surface de 700 mètres carrés.

Cette épave est celle d’un solide bateau à vapeur anglais de 120 m de long (photo ci-dessous), construit en 1915. En septembre 1918, le navire faisait route du port de Santos, au Brésil, en direction de Gibraltar. Face aux difficultés qu'il rencontrait, il aurait mis le cap sur Agadir. Mais c'était trop tard. Aucun des membres de l'équipage ne perdit toutefois la vie.

L'épave avait été redécouverte à fin 2014, à la suite d'une alerte lancée par deux jeunes de la région. Une équipe constituée de plongeurs et d'un chercheur spécialisé en archéologie avait alors établi que le cargo, long de 122 m exactement, mesurait 16 m de largeur et 8.5 m de hauteur. Il était doté d'une puissance de 476 chevaux et d'une capacité de 4'937 tonnes.


Le Maroc compte quatre autres sites d'épaves à admirer sur ses côtes, au large de Safi, Dakhla, Laâyoune et El Jadida.

110 vues

Pour autant que les conséquences de la pandémie de Covid-19 ne modifient pas les plans initiaux, un Musée de la reconstruction d'Agadir devrait ouvrir ses portes en juin 2021 dans l'ancien bâtiment de la Banque Al-Maghrib, situé sur l'avenue Général Kattani et actuellement désaffecté (photo Roussafi ci-dessus).

Les meilleures signatures sont associées au projet. L'architecture est confiée à Rachid Andaloussi (première photo), grosse pointure marocaine, co-auteur, notamment, du Grand Théâtre de Casablanca (deuxième photo), ainsi que du nouveau CHU d'Agadir en cours de construction. «Dans ce projet, a d'ores et déjà souligné l'architecte marocain, la qualité de la lumière est déterminante, d’où le choix de préserver une amenée lumineuse zénithale afin de se servir d’une lumière naturelle qui guidera le visiteur jusqu’au cœur du musée».


Aujourd'hui, l’ingénierie culturelle et la scénographie sont essentielles au succès d'un musée. En l'occurrence, elles sont prises en charge par le studio parisien d'architecture et scénographie Adeline Rispal (troisième photo). Ce studio a signé des grandes réalisations muséographiques à travers le monde. Associé à Mossessian Architecture de Londres, il a par exemple remporté le concours pour la conception du Musée de la foi islamique de La Mecque (quatrième photo). Il a aussi participé au Mucem (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée), à Marseille, haut lieu de l'architecture et du patrimoine (cinquième photo). C'est dire si les attentes sont grandes, notamment en matière d'interactivité, dont Adeline Rispal est une adepte.

Lorsque le bâtiment fut érigé, en 1951-1952, l'avenue du Général Kattani s'appelait l'avenue Lyautey, en hommage au premier résident du Protectorat. Pour les raisons de sécurité qu'on imagine, la banque avait été voulue "isolée sur toutes ses faces, avec rues de toutes parts, au centre de la ville".


L’architecte Edmond Brion, qui signa la réalisation de plusieurs agences de la Banque d’État du Maroc, dessina un bâtiment aux lignes simples et à l'architecture hybride : techniques de construction françaises et marocanité à travers l’utilisation de matériaux locaux. Le portique d'entrée est de taille imposante. Le haut de la façade est habillé de carreaux rectangulaires de couleurs jaune-ocre rappelant les pierres des six piliers du portique.


Construit sur des fondations s’apparentant aux structures parasismiques, l'immeuble résista bien au séisme de 1960, à tel point que Bank Al-Maghrib y fonctionna encore durant 37 ans. En 1997, la Banque d'Etat déménagea non loin de là, dans un bâtiment plus important, situé à l'avenue Mohammed V.

Installée à l'angle nord-ouest du Jardin Olhao, une petite exposition retrace déjà les dégâts du terrible tremblement de terre du 29 février 1960 par la photo et des journaux d'époque. Il évoque aussi rapidement les architectes de la reconstruction, mais sans véritable mise en scène. L'extérieur du bâtiment est un bel exemple de l'architecture berbère de l'Anti-Atlas, cousin de la magnifique architecture de la Médina de Coco Polizzi.


A proximité de l'Hôtel de ville, exemple éloquent des immeubles modernistes de l'après-29 février, Le Mur du Souvenir rappelle les paroles historiques du roi Mohammed V affirmant que "si le destin a décidé la destruction d'Agadir, sa reconstruction dépend de notre foi et de notre volonté". A l'occasion du 60e anniversaire du séisme, l'Institut français avait présenté une exposition de photos des frères Manuel et Landry Gautier.


Le futur Musée de l'histoire de la reconstruction d'Agadir dépassera évidemment ces témoignages en taille, en coût (41,5 millions de dirhams soit environ quatre millions d'euros) et en ambition muséographique.

                   Additional information about the riad : 0041 79 240 26 32

google223a4169dbd5a715.html