Sportive aux multiples talents, aventurière toutes disciplines confondues, héroïne combattante, la Française Marie Marvingt eut un destin hors du commun. Ce fut une féministe avant l'heure, qui fut à l'avant-garde du sauvetage des vies via l'aviation. Elle entreprit beaucoup pour faire connaître le Maroc et plus largement l'Afrique du Nord en France. La "fiancée du danger", comme elle aimait se dénommer, était tombée quelque peu dans l'oubli. On la redécouvre à travers un roman que Michèle Kahn vient de lui consacrer. Ecoutez-là, très vive, s'exprimer avec passion dans la vidéo ci-dessus, un peu avant sa disparition.


Née en 1875, Marie Marvingt exerce une activité de journaliste. Durant la Première Guerre mondiale, elle veut combattre dans l'Armée française. Mais, à l'époque, aucune femme ne peut y appartenir officiellement. Au terme du conflit, elle devient toutefois officier de santé des armées au Maroc. C'est l'époque du Protectorat et de la vision éclairée de Hubert Lyautey, auquel ne succéderont pas des résidents aussi ouverts d'esprit.

Marie Marvingt fut à l'avant-garde du sauvetage des vies via l'aviation. Dessin d'Emile Friant, 1914

Infirmière diplômée et assistante en chirurgie, Marie Marvingt s'investit totalement dans l'utilisation et la promotion de l'aviation sanitaire. Au début des années 1920, elle multiplie les conférences au Maroc, en Algérie, en Tunisie, au Sénégal et en Afrique du Sud, devant des élèves d'écoles ou devant le grand public. Elle vise le recrutement d'adhérents sur le continent africain et la vente d'appareils français. Au cours de sa vie, elle aura prononcé plus de 3'000 conférences sur l'aviation sanitaire.


En 1929, infatigable, elle organise le premier Congrès international consacré à cette thématique. Marie Marvingt crée aussi une formation de service sanitaire aérien. Ses efforts lui valent de recevoir la médaille de la Paix du Maroc.


En 1934, la Française effectue un voyage d'études et de propagande aéronautique de dix-neuf mois au Maroc. Elle y écrit, réalise et tourne le film documentaire et touristique "Les Ailes qui sauvent", dans lequel elle apparaît. Suit un documentaire nommé "Sauvés par la colombe". "La Marie", comme elle appréciait aussi qu'on l'appelle, rapporte de ce voyage plus de 500 photographies. Autant d'actions qui donneront, en Europe, une bonne image du pays du sultan.


Le ski sur les dunes du Sahara

Autorisée à suivre la colonne de pacification menée par la France aux portes de la Mauritanie, Marie Marvingt est la première femme européenne à entrer à Tindouf, aujourd'hui camp de réfugiés sahraouis.


Elle invente un ski métallique qui lui permet de dévaler les dunes du désert saharien (notre photo). Son invention a peu de retentissement jusqu'à ce que l'Armée française s'en inspire pour les atterrissages d'avion sur la neige.


On lui attribue l'invention de la jupe culotte pour monter dans les avions alors que le ski se pratiquait à l'époque en robe longue.


Marie Marvingt était brillante cavalière et soulevait poids et haltères. Elle pratiquait d'innombrables sports, de la boxe au football, du tennis au sabre. Elle fut la première femme à participer au Tour de France, en 1908. Son éclectisme était sans limites. Championne au tir aux pigeons, elle chassait la panthère et le phoque. Détentrice de quatre brevets de pilotage de ballon, d'avion, d'hydravion et d'hélicoptère, elle pilotait également des dirigeables...


Diplômée en espéranto, la Française parlait cinq langues. Elle se passionnait pour les danses anciennes et modernes, l’hypnotisme, la psychologie ou encore la spéléologie. Bref, pour ses contemporains, c'était "la femme la plus incroyable depuis Jeanne d’Arc".


Seconde Guerre mondiale


En 1939, Marie Marvingt fonde en France un centre de convalescence pour les aviateurs blessés nommé "Le Repos des ailes". Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaille encore comme infirmière de l'air. Elle invente un type de suture chirurgicale qui permet de recoudre les blessures plus rapidement sur le champ de bataille pour éviter les infections.

A la fin de son existence, notre héroïne n'a pas le droit à une pension de retraite et connaît la pauvreté. Chevalière de la Légion d'honneur, la sportive la plus décorée de son siècle s'éteint le 14 décembre 1963. Dans son lit et à l'âge de 88 ans. En 2004, la Poste aérienne française lui consacre un timbre (notre photo).

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Créée en 2010 à Agadir, l'association Surfrider Foundation Maroc a été très active cet été sur les plages situées au nord d'Agadir. Des milliers de sacs de déchets ont été remplis, représentant pas moins de 78 tonnes.


La 9e édition "J'aime ma plage" s'est déroulée du 17 juillet au 31 août dernier. Soutenue par Coca-Cola, marque dont la présence à Agadir est visible, elle a été menée par de jeunes Responsables Plage, nommés RP, qui ont dû agir dans des conditions particulières, en cette année de Covid-19, pour protéger ce bien vital qu'est le bord de mer et en même temps respecter les mesures sanitaires édictées par les autorités.


Malgré la pandémie, Surfrider Foundation Maroc a observé une fréquentation importante des cinq plages sur lesquelles elle est intervenue, soit, à partir d'Agadir, en direction du Nord : Madraba à Taghazout, Km 25, Imi Ouaddar, ainsi que Aghroud I et II. En semaine, la fréquentation a toutefois été en baisse.


Près de 10 % des 78 tonnes de déchets récoltés ont été recyclés par la société Magval, partenaire de l'association qui prend en charge le ramassage et le tri.

Un Responsable Plage de la Surfrider Foundation Maroc en train d'expliquer l'importance de protéger ce bien vital qu'est tout bord de mer à un groupe de jeunes.

Vu l'indiscipline et l'inconscience toujours trop largement répandues, les jeunes Responsables Plage ont par ailleurs continué leur travail de sensibilisation auprès des usagers. Ils ont compté que 35'000 personnes avaient ainsi été approchées pour leur expliquer l'importance des gestes écologiques sur les plages.

Nouvel échec des élus d'Agadir


Première station balnéaire du Royaume, la ville d'Agadir et sa plage, réputée être l'une des plus belles du monde, ne sont pas parvenues cette année à décrocher le label «Pavillon Bleu», cela pour la troisième fois consécutive. Les communes labellisées prennent en charge la gestion complète de leurs plages : entretien, propreté, équipement, sécurité, accessibilité. Nombre de Gadiris n'hésitent pas à impliquer dans cet échec les élus de la ville, déjà si critiqués, déplorant le dégât d'image sur la réputation environnementale et touristique de la Perle du Sud.

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Salah El Malouki, maire PJD d'Agadir, devra répondre de ses actes devant la justice..

Décidément, rien ne va plus pour le PJD, le parti des islamistes modérés au pouvoir au Maroc. La justice poursuit en effet le président de la commune urbaine d'Agadir, Salah El Malouki, déjà violemment critiqué pour l'incompétence qui lui est prêtée, ainsi que cinq de ses vice-présidents, tous membres du parti à la lampe, ainsi que trois fonctionnaires. Le motif ? Dilapidation des deniers publics. Selon plusieurs médias, les malversations, découvertes de manière accablante par l'inspection du Ministère de l'intérieur, ont été confirmées par la Cour des comptes.


D'après le quotidien Al Akhbar, l’audit des comptes a révélé la monopolisation de l’exploitation des parkings par une seule et unique société depuis 2014, ainsi que l’anarchie qui règne dans le dépôt de carburant de la commune. Selon le même audit, certains fonctionnaires n'hésitaient pas à remplir, à l’œil, le réservoir de leur voiture personnelle...


Le rapport ajoute que la commune urbaine a payé les factures d’électricité de plusieurs bâtiments qui ne relèvent pas d'elle. Neuf compteurs ont ainsi consommé près de 275'000 dirhams (28'000 euros environ) en 2016 et un peu plus de 250'000 dirhams (25'000 euros) l'année suivante. De plus, Agadir a continué de payer les charges fixes de plusieurs compteurs inutilisés, mais non résiliés, pour 30'000 dirhams en 2016 et 24'000 dirhams en 2017.


L’audition des responsables mis en cause, et auquel profite jusqu'ici la présomption d'innocence, a été reportée en raison de l’état d’urgence sanitaire, qui a ralenti le fonctionnement de la justice. Salah El Malouki n'en a fait qu'à sa tête

A ces graves dysfonctionnements dans la gestion de la commune dirigée par des élus du  PJD s'ajoutent d'autres accusation, qui touchent le domaine administratif. Si l'on en croit le même quotidien en langue arabe, le président de la commune (notre photo) n’en a fait qu’a sa tête et est allé jusqu’à annuler la délégation de signature accordée à neuf vice-présidents, sans en informer les services de la préfecture. Quand bon lui semblait, il s'emparait des prérogatives de ses adjoints pour prendre des décisions unilatérales.


Toujours d'après les assertions d'Al Akhbar, cela n'a pas empêché les inspecteurs du Ministère de l’intérieur de pointer du doigt certains secteurs dont la gestion avait été déléguée aux vice-présidents.


Ces faits n'ont pas empêché le maire d'Agadir de publier sur sa page Facebook un message selon lequel la commune aurait obtenu un prix de la Direction générale des communautés locales, pour la récompenser de "sa gestion administrative, financière et juridique des intérêts collectifs". Sans commentaires.


Les biens historiques vendus

Aux accusations du Ministère de l'intérieur et de la Cour des comptes s'ajoute, selon plusieurs médias, dont Le360, le reproche adressé au PJD de céder les biens historiques de la ville d'Agadir, que tous les exécutifs précédents s'étaient bien gardés de dilapider. Selon Al Akhbar, la commune compte céder le camping international d'Agadir (photo), à la mauvaise réputation et qu'il est prévu de remplacer, ainsi que la Fourrière municipale de la ville, située près du stade Adrar. L'affectation actuelle des deux terrains concernés n'a rien d'affriolant en elle-même. En revanche, ces surfaces font saliver dans la mesure où elles aiguisent les appétits de promoteurs immobiliers. Jackpot à la clé !

De vives réactions politiques ont suivi. L’Union socialiste des forces populaires (USFP), à laquelle avait appartenu l'ancien maire Tariq Kabbage, affirme qu'il n'existe aucun argument valable pour céder les biens de la ville et les mettre aux enchères. Le Parti Authenticité et modernité (PAM) dénonce une opération de "bradage de l’héritage civilisationnel et culturel de la ville".


Nombre d'opposants soulignent qu'il existe d’autres formules si l'on entend financer des projets, ce qui constitue l'argumentation du PJD. Le milieu associatif s’interroge, lui, sur les réelles motivations des décideurs de la mairie. Le PJD mouillé de tous côtés

Ces scandales gadiris à répétition, qui s'accompagnent d'autres grosses affaires ayant éclaté au plan national, surviennent alors que le premier ministre, Saâd Dine El Othmani (notre photo), est embourbé dans une affaire immobilière à Aït Melloul, dans la banlieue d'Agadir. Cette affaire éclabousse également le président par intérim de cette commune urbaine, par hasard également membre du PJD, comme son prédécesseur, démis de ses fonctions, pour d'autres magouilles, comme deux de ses coreligionnaires...


Ces faits tendraient-ils à montrer que le Parti de la justice et du développement n'appliquerait dans les faits ni les principes de justice ni ne contribuerait au développement?

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